Les toxines agissant sur l'actine modifient la polymérisation ou la dépolymérisation des microfilaments et constituent des outils expérimentaux majeurs pour étudier leur dynamique.
Plusieurs toxines naturelles se lient à l'actine et modifient la dynamique des microfilaments selon des mécanismes différents.
Attention aux champignons !
(Poster : namyco)
D'autres, comme la phalloïdine et la jasplakinolide, stabilisent les microfilaments et s'opposent à leur dépolymérisation.
Ces propriétés en font des outils expérimentaux largement utilisés pour étudier l'organisation, la dynamique et les fonctions des réseaux d'actine.
Toxines favorisant la dépolymérisation de l'actine
Phalloïdine et jasplakinolide
(Figure : vetopsy.fr)
Il semble que son effet sur les reins et le foie soit réduit car elle n'est pas absorbée par l'intestin, ce qui n'est pas le cas des autres toxines de l'amanite.
D'ailleurs, elle est présente chez une autre espèce d'amanite, l'amanite rougissante (Amanita rubescens) parfaitement comestible si elle est bien cuite.
Remarque : une autre toxine, la viroïsine, à structure proche (phallotoxine) possède une toxicité identique.
3. La phalloïdine ne se lie qu'aux microfilaments d'actine et est souvent utilisée, lorsqu'elle est marquée par un fluorochrome, à les visualiser en microscopie optique.
Cette stimulation non contrôlée de l'assemblage, associée à la stabilisation des microfilaments, perturbe leur renouvellement et l'organisation dynamique des réseaux d'actine indispensables aux fonctions cellulaires.