Le catabolisme des bases pyrimidiques correspond à la dégradation de la cytosine, de l’uracile et de la thymine en composés solubles pouvant être réutilisés par le métabolisme cellulaire.
Vue d'ensemble du catabolisme des bases pyrimidiques
1. Le catabolisme des bases pyrimidiques est plus complexe que celui des bases puriques, mais il présente l’avantage de produire des composés solubles et non toxiques.
Chez les animaux supérieurs, la dégradation des bases pyrimidiques aboutit au final :
à l’ammoniac ($\ce{NH3}$),
au gaz carbonique ($\ce{CO2}$),
à l'eau ($\ce{H2O}$).
2. Contrairement aux purines, dont la dégradation donne un produit unique, i.e. l'acide urique, les pyrimidines sont transformées en β-alanine (à partir de l’uracile) et en β-aminoisobutyrate (à partir de la thymine), des composés pouvant être réutilisés dans le métabolisme énergétique.
dihydrothymine ➞ β-aminoisobutyrate après ouverture du cycle puis décarboxylation.
Devenir des produits finaux
1. La β-alanine et le β-aminoisobutyrate peuvent être dégradés par des réactions de transamination qui transfèrent leur groupe amine ($\ce{NH2}$) à l'α-cétoglutarate en glutamate, pour former du glutamate, réaction catalysée par des aminotransférases (transaminases), EC 2.6.1.x :
de la carnosine par condensation avec l'histidine, i.e. dipeptide intracellulaire jouant un rôle de tampon du pH musculaire pour limiter l’acidose liée au métabolisme anaérobie ( acidose lactique).
La carnosine est un supplément pour améliorer l'endurance.
2. Le β-aminoisobutyrate, qui provient de la thymine, peut conduire au :
a. malonyl-CoA, qui joue un rôle clé dans l'élongation des chaînes lors de la biosynthèse des acides gras et des polycétides, métabolites qui sont utilisés en pharmacie comme antibiotiques, antimycotiques, cytostatiques…