Embryologie générale : gastrulation
Coelome, coelomates, acoelomates, pseudocoelomates

Citation

« On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies. »

Hubert Aquin

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Sommaire

Chez les espèces triploblastiques (à trois feuillets primitifs), un troisième feuillet apparaît, le mésoderme, ce qui les différencient des diploblastiques (à deux feuillets).

Il se place entre l'ectoderme (qui produira les structures de revêtement et une partie du tissu nerveux) et l'endoderme (tissu digestif).

Selon les espèces, les mouvements cellulaires et l'apparition du mésoderme peuvent être à l'origine ou pas d'une cavité interne appelée coelome qui donnera naissance à un grand nombre de tissus internes (tissu musculaire, système génital, excréteur, circulatoire…). Cela permet de classer les animaux en :

Diploblastiques et triploblastiques
Diploblastiques et triploblastiques
(Figure : © vetopsy.fr)

On peut employer aussi d'autres classifications pour les triploblastiques :

Coelomates


Les coelomates possèdent une cavité interne générale (dite cœlomique), complètement bordée par le mésoderme.


Ce mésoderme forme un mésothélium appelé :

  • splanchnopleure, tournée vers l'intérieur, du côté endodermique (qui enveloppe les viscères),
  • somatopleure, tournée vers l'extérieur, du côté ectodermique. Les deux feuillets se soudent dans le plan médian par un mésentère.

Le cœlome embryonnaire est la cavité générale indivisée de l’embryon dont le cloisonnement donnera les cavités péricardique, pleurale, et péritonéale chez les vertébrés (formation et cloisonnement du coelome embryonnaire).

Cette organisation se retrouve chez de nombreux protostomiens et chez tous les deutérostomiens (Annélides, Mollusques, Échinodermes, Chordés).

Chez les mammifères, le mésoderme peut être extra-embryonnaire (en face externe de l'amnios - somatopleure -, en face externe de la membrane de Heuser - splanchnopleure - et en face interne du cytotrophoblaste - lame choriale -) et intra-embryonnaire.

Le coelome, rempli de liquide, procure de nombreux avantages aux animaux qui en sont pourvus.

  • Sur le plan mécanique, il sert de squelette hydrostatique et amplifie l'efficacité des muscles pariétaux : la métamérisation l'accentuera encore (déformations locales ou progression d’ondes de déformation.
  • Le liquide qu'il contient facilite la circulation, est essentiel à l'homéostasie (thermique, ionique…) et à l'élimination des déchets.
  • Il permet la mise en place d'organes, leurs croissances et leurs mouvements indépendamment du corps de l'animal (coeur, tube digestif par exemple).
  • Ascaris
    Ascaris dans un intestin
    (Photo : creativecommons.org/SuSanA Secretariat)
    Il assure la communication de certains organes ou de conduits avec le milieu extérieur (gonoductes - canal reliant la gonade à l'ouverture génitale -, tubules excréteurs).

Acoelomates


Les acoelomates possèdent un mésoderme formant un parenchyme qui vient remplir tous les espaces.


Les acoelomates n'ont qu'une seule cavité : la cavité digestive.

Cette organisation se retrouve chez certains protostomiens tels les vers plats (plathelminthes, nemertes) et les mésozoaires.

Pseudocoelomates


Les pseudocoelomates possèdent des organes situés dans la cavité viscérale ou primaire baignant dans du liquide, bordée par le mésoderme que du côté externe (endoderme du côté interne).

Cette organisation se retrouve chez les rotifères, les nématodes et les nématomorphes.

Protostomiens et deutérostomiens

EmbryologieEmbryogenèseZygote (oeuf fécondé)Segmentation
GastrulationOrganogenèseDifférenciation cellulaire

Bibliographie
  • Gilbert S.F. - Biologie du développement - DeBoeck Université, Bruxelles, 836 p., 2004
  • Le Moigne A., Foucrier J. - Biologie du développement - Dunot, Paris, 414 p., 2009
  • Wolpert L. and coll - Biologie du développement - Dunot, Paris, 479 p., 2004
  • Houillon Ch. - Embryologie - Hermann, Paris, 184 p., 1979
  • Marieb E. N. - Anatomie et physiologie humaines - De Boeck Université, Saint-Laurent, 1054 p., 1993
  • Lodisch et coll - Biologie moléculaire de la cellule - DeBoeck Université, Bruxelles, 1154 p., 2014