Citation
« Je contemple, comme du dehors, cet assemblage prodigieux de molécules, qui, pour quelque temps encore, est moi. »
Roger Martin du Gard
Documentation web
La structure des différents types de filaments intermédiaires est commune avec quelques différences.
Ils dérivent tous d'un gène commun ancestral et sont codés à l'heure actuelle par une cinquantaine de gènes (Intermediate filaments: new proteins, some answers, more questions 1995).
Les filaments intermédiaires sont constitués de différentes protéines fibrillaires (environ 70) de structure de base sensiblement identiques (45 nm de long pour 2 de large). Ils sont formés :
1. d'une tige centrale - rod domain - en hélice α, constituée de :
Les lamines nucléaires (type V) sont formées d'une tige de 352 résidus, tout comme les autres types d'IF des invertébrés : les IF cytoplasmiques des vertébrés perdront 6 heptades (42 résidus), et seront donc constitués de 310 résidus.
Trois régions sont particulièrement conservées.
2. d'une tête N-terminale non hélicale :
3. d'une queue C-terminale non hélicale :
Les modifications post-traductionnelles (phosphorylation et glycosylation, entre autres) de la tête et la queue joueraient un rôle important dans le remodelage des filaments intermédiaires.
Les filaments intermédiaires s'assemblent spontanément et ne nécessitent ni protéines chaperonnes, ni source énergétique comme les autres constituants du cytosquelette. Ils peuvent se présenter sous plusieurs formes (Molecular architecture of intermediate filaments 2003 et Intermediate filaments: primary determinants of cell architecture and plasticity 2009).
Le mécanisme général est le suivant.
1. Les dimères sont parallèles et dit super-enroulés, grâce aux heptades de la tige.
2. Les tétramères antiparallèles constituent l'unité de base des filaments intermédiaires, et peuvent être constitués suivant plusieurs modèles :
3. L'association latérale de 8 tétramères est appelée ULF (Unit-Lenght Filament) qui forment des unités de longueur (Near-UV Circular Dichroism Reveals Structural Transitions of Vimentin Subunits during Intermediate Filament Assembly 2009).
Ces unités se connectent tête à queue, c'est-à -dire, en prolongement les uns des autres, pour former une protofibrille de 16 nm environ de diamètre, ce qui permet leur élongation, en particulier par l'intermédiaire de phosphorylations des sérines de la tête.
La tête N-terminale régule l'assemblage des filaments, alors que la queue n'est pas indispensable et est seulement nécessaire à leur stabilité. Les phosphorylations de la queue joueraient un rôle dans les ponts entre IF et MT, le transport axonal ou leur intégration dans le maillage du cytosquelette (Role of Phosphorylation on the Structural Dynamics and Function of Types III and IV Intermediate Filaments 2008).
4. Les filaments intermédiaires sont achevés par une compaction radiale qui diminue leur diamètre entre 8 et 11 nm de diamètre environ.
Remarque : la définition des termes protofibrilles et protofilaments diffèrent selon les auteurs et les types d'IF et peuvent désigner les tétramères, leur association…
Suivant le type d'IF, le modèle général peut être modifié.
En outre, selon les conditions, le nombre de tétramères peut varier : ce processus semble être important pour le remodelage du réseau.
Pour la vimentine, le nombre standard de tétramères est de 8, c'est à dire 32 molécules. On peut également en trouver 48 in vivo, voire 84 molécules in vitro.
Biologie cellulaire et moléculaireMembrane plasmiqueNoyauCytoplasme
Réticulum endoplasmiqueAppareil de GolgiMitochondries
Endosomes LysosomesPeroxysomesProtéasomes
CytosqueletteMicrofilaments d'actineFilaments intermédiairesMicrotubules
Matrice extracellulaireReproduction
cellulaireBiochimieTransport membranaire
Moteurs moléculairesVoies de signalisation