Phéromones et reproduction

Citation

« L'amour, c'est d'abord aimer follement l'odeur de l'autre. »

Pascal Quignard

Sommaire

Dans les groupes sociaux complexes, le plus souvent un individu ou quelques individus mâles sont les seuls à disperser leurs gènes. C'est le cas chez le chien, mais également chez la femelle du dominant qui peut inhiber les chaleurs des congénères inférieures (infos).

On retrouve à ce moment un groupe inférieur d'adultes à sexualité bridée, puis des classes d'âge : nouveaux-nés, chiots, juvéniles.

Certaines fois, plusieurs hiérarchies cohabitent comme chez le chien, entre mâles, entre femelles, entre mâles et femelles (infos).

CopulationLe rôle des phéromones est essentiel dans le marquage ( infos).

Les phéromones modificatrices (primer pheromones) provoquent d'importantes modifications physiologiques du récepteur, comme, par exemple, lors de la reproduction - inhibition ou facilitation de la maturité sexuelle provoquent des changements hormonaux et de nombreux cas de figures peuvent se présenter chez les mammifères (en particulier chez les souris) :

  • phéromones des mâles qui induisent l'oestrus et accélère la puberté des femelles (effet Whitten et Vanderbergh),
  • phéromones des femelles qui inhibent l'oestrus et qui retardent la puberté des autres femelles (effet Lee-Boot),
  • phéromones des mâles qui retardent la puberté des autres mâles,
  • phéromones urinaires des mâles qui inhibent l'implantation de l'oeuf et relance l'oestrus de la femelle fécondée (effet Bruce),
  • phéromones qui synchronisent l'activité ovarienne,
  • phéromones des femelles qui stimulent la spermatogenèse et la sécrétion de testostérone.

Chez les individus dominants, certains comportements, comme les combats par exemple (infos), ont souvent été surestimés. C'était sans compter sur la communication chimique qu'on connaissait mal.

Le dominant n'est pas forcément le plus fort, mais c'est celui qui laisse un maximum d'odeurs signifiantes, donc souvent celui qui est arrivé le plus tôt à maturité sexuelle.

Par communication chimique également, les femelles coopèrent pour élever les jeunes en les considérant comme les siens propres (infos).

Cela explique le nombre élevé de grossesses nerveuses chez la chienne. La dominante accouche et les inférieurs hiérarchiques font des montées de lait pour pouvoir également nourrir les petits.

Toutes ses communications chimiques sont une manière de contrôler également la surpopulation et d'éviter le trop grand nombre de conduites agressives des membres.

Lors de surpopulation, les comportements d'agression, d'activité et de vigilance des souris mâles augmentent fortement : les vétérinaires comportementalistes diraient qu'ils sont anxieux. Leur surrénale est hyperplasique et leurs testicules sont atrophiés. Toutes ses modifications sont sous contrôle phéromonal.

Sens chimiquesOlfactionCommunication olfactiveVue d'ensemble sur les phéromones
Perception phéromonaleOrgane voméro-nasal et voies ascendantes
Sécrétions et excrétions phéromonalesCommunication phéromonale
Phéromones et marquagesPhéromones et organisation sociale
Phéromones et reproductionPhéromones et alarmes Phéromonothérapie

Bibliographie
  • Brossut R. - Phéromones : la communication chimique chez les animaux - CNRS Editions, Paris, 143 p., 1996
  • Wyatt T.D. - Pheromones and animal behaviour : communication by smell and taste - Cambridge University Press, 391 p., 2003
  • Leroy Y. - L'univers odorant de l'animal - Boubée, 375 p., 1987
  • Pageat P. - La communication chimique dans l'univers des carnivores domestiques - PV, vol 28, n°181, 1997
  • Rosenzweig M.R., Leiman A.L., Breedlove S.M. - Psychobiologie  - DeBoeck Université, Bruxelles, 849 p., 1998
  • Giffroy J.M. (Prof. Université de Namur, Belgique) - L'éthogramme du chat - 3ème cycle professionnel des écoles nationales vétérinaires, Toulouse, 2000
  • Dehasse J. - Tout sur la psychologie du chat - Odile Jacob, Paris, 604 p., 2005
  • Wright M., Walters S. - Le livre du chat - Septimus éditions, 256 p., 1980
  • Cours de base du GECAF