Epithéliums glandulaires exocrines :
classification (1)

Citation

« L'homme est un animal porté à croire. Il lui faut sécréter de la certitude comme le colimaçon de la coquille : pour s'enfermer dedans. »

Hervé Bazin

Sommaire

Les glandes exocrines possèdent, toutes, un épithélium glandulaire qui, comme son nom l'indique, fait partie des épithéliums ( infos).

Les épithéliums sont caractérisés entre autres par la juxtaposition de cellules jointives formant des feuillets continus.


Toutefois, ces cellules fabriquent une substance et la libèrent dans le milieu extracellulaire par plusieurs mécanismes : ce processus s'appelle la sécrétion.

Les glandes exocrines, contrairement aux glandes endocrines ( infos), sont bien plus nombreuses et rejettent leurs sécrétions à l'extérieur de l'organisme et à la surface d'un épithélium  :

  • par la peau,
  • le système digestif,
  • l'arbre respiratoire,
  • les voies génitales.

Certaines glandes (foie, pancréas) sont amphicrines, c'est-à-dire, à la fois exocrines et endocrines ( infos).

Les glandes exocrines sont, en général, multicellulaires et possèdent un conduit excréteur.

On peut les classer suivant différents critères :

Classification selon le nombre de cellules

1. Les glandes exocrines unicellulaires

Les cellules caliciformes ( infos), les plus répandues des glandes exocrines unicellulaires, sont réparties dans les épithéliums de revêtement comme dans l’épithélium respiratoire ou intestinal.

Dans l'estomac, le revêtement épithélial contient, outre les cellules à mucus, des cellules pariétales (qui sécrètent l'acide chlorhydrique) ou principales (qui sécrètent le pepsinogène) dans la lumière du tube digestif.

2. Les glandes exocrines multicellulaires

Ces glandes sont caractérisées, en général, par un conduit sécréteur et sont situées dans le chorion (tissu conjonctif sous-jacent).

Les glandes intra-épithéliales, elles, qu'elles soient unicellulaires ou multicellulaires, ne possèdent pas de canal sécréteur. Ce sont des regroupements de cellules dans un épithélium (comme dans l'urètre par exemple).

Classification selon le mode de sécrétion ( infos)

1. Les glandes mérocrines ou eccrines rejettent la sécrétion synthétisée par exocytose - exo, au-dehors ; cytos, cellule - ( infos) .

Ces glandes sont, de loin, les glandes exocrines les plus nombreuses. Les sécrétions sont, en général, des protéines.

  • Les cellules glandulaires, comme toute les autres cellules, contiennent des vésicules, formées par le réticulum endoplasmique, modifiées par l'appareil de Golgi : des sécrétions variées y sont incorporées.
  • Ces vésicules de transport adhérent à la face interne de la membrane plasmique : la fusion de leurs membranes provoquent l'ouverture de la vésicule et la libération de son contenu.

C'est le cas des glandes salivaires, mammaires ( infos) ou pancréatiques par exemple

2. Les glandes apocrines ou holomérocrines rejettent leur sécrétion par des vésicules libres .

L'apex de la cellule se détache ce qui libère la sécrétion accumulée sous la surface cellulaire, ainsi qu'une partie de la cellule.


Les cellules restent vivantes et le processus recommence !

Ce mode de sécrétion est bien plus rare : des lipides sont expulsés par certaines glandes sudoripares et les glandes mammaires. Des sécrétions auriculaires (riches en protéines et d'aspect laiteux) forment le cérumen avec celles de glandes sébacées ( infos).

3. Les glandes holocrines synthétisent des sécrétions qui les asphyxient.

Les glandes holocrines accumulent leurs produits de sécrétion jusqu'à la rupture de la cellule.


Les cellules se détruisent.

Elles sont remplacées continuellement par la multiplication des cellules sous-jacentes.

Les glandes sébacées sont essentiellement de ce type.

Classification selon la nature de la sécrétion

HistologieTissu épithélialGlandesGlandes exocrinesGlandes endocrines

Bibliographie